Deux belles découvertes

Lors de mes dernières soirées jeux, quelques belles découvertes :

Last Will de Vladimír Suchy, edité chez Iello

Votre oncle, richissime, vient de décéder. Malheureusement, il n’a jamais profité de sa fortune. Dans son testament, il léguera tout son patrimoine, à celui de ses neveux qui saura dépenser l’argent : pour vous départager, chacun démarre avec la même somme, celui qui saura la dépenser au plus vite remportera toute sa fortune  !

Dans ce jeu de gestion à l’envers, vous allez faire appelle à tous les subterfuges pour dilapider votre pécule au plus vite : achat de maisons quand les cours sont au plus haut, vente au plus bas quelque temps plus tard de votre bien que vous aurez pris bien soin de ne pas entretenir, voire de saccager en organisant de grosses orgies à la maison ! Des notes de restaurants vertigineuses, en compagnie de vos amis et de votre chien qui se délectera des plus fin mets de la capitale Anglaise, des locations de bateaux luxueux sur la Tamise, …

Le jeu est tendu à souhait, les actions sont limitées à chaque tour : un savoureux mécanisme de détermination d’ordre du tour vous permettra de choisir à chaque tour un compromis entre jouer plus ou moins tôt pour avoir du choix, jouer plus ou moins de coursiers pour choisir les précieuses cartes sources de coût à cours terme, ou bien récurrente à chaque tour, piocher plus ou moins de cartes qui vous offriront des opportunité de dépenser votre argent …

La première partie a été un peu longue (bien 2h) par rapport au temps indiqué sur la boite (1h) mais nous n’avons pas vu le temps passé : le jeu étant très fluide, l’interaction est très présente dans le choix de l’ordre du tour et la tension va crescendo pour se terminer en apothéose lorsqu’un des joueurs s’écrit : « je suis ruiné ! YEEEEEEES ! »

 

Love letter

Love letter

Love Letter de Seiji Kanai, édité par Alderac Entertainment Group

Mon ami Serge (Ludocom éditions) m’a ramené d’Essen ce jeu, qui l’air de rien (seulement 16 cartes) se trouve est une petite perle ludique. Un grand merci à lui !

Vous êtes amoureux de la princesse mais pouvez difficilement l’approcher. Vous allez donc vous attirer les services des personnes influentes de la cours pour leurs faire passer votre Lettre d’Amour. A la fin de chaque manche, le joueur qui aura en main la carte la plus influente sera assuré que sa lettre sera remise en priorité.

Le principe du jeu est extrêmement simple : les 16 cartes du jeu représente les 8 personnages de la cours (numérotés avec des valeurs de 1 à 8 donc). Un carte est écartée en début de manche et chaque joueur pioche une carte personnage : sa main de départ. A son tour, le joueur doit piocher une carte de la pioche et poser devant lui une des deux cartes qu’il a alors en main ; il applique l’effet de la carte posée. On passe au joueur suivant qui fait de même et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un joueur en jeu (et oui il est possible d’être éliminé) ou que la pioche est épuisée.

Il y’a 8 personnages différents donc 8 effets différents : regarder la main (la carte donc) d’un adversaire, tuer un adversaire si vous devinez sa carte, provoquer en duel un adversaire (la carte de plus grande valeur élimine la plus faible), se protéger des effets des autres cartes pendant un tour, …

Ces effets, équilibrés, provoquent autour de la table un climat de bluff et de tension pour 1)terminer la manche en vie et 2)avoir la carte de plus grand valeur : Jubilatoire ! Les manches ne durent jamais plus de 5 minutes ; l’élimination n’est pas frustrante. Nous avons enchainé les parties de ce jeu addictif toute la soirée. Une bien belle découverte qui sera, j’espère rapidement, édité en français par Filosofia. Le jeu n’est actuellement pas facilement trouvable et n’existe qu’en anglais et japonais. A suivre donc avec grand intérêt.

 

Commentaires

on attends la 3eme alors 🙂

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