Les deuxièmes rencontres du web ludique

Pour la deuxième édition des rencontres du web ludique, nous étions encore plus nombreux et la fête était encore plus réussie.
Bravo à tous les ludophiles qui nous ont concocté un week-end aux petitx oignons.
Le reportage en photo devrait bientôt arriver sur le site de Ludo le gars.
Alors que la vague Wallacienne a quasiement tout emporté sur son passage, mes deux coups de coeur du week-end vont vers un jeu à deux et un jeu d’enchères.


Comme l’an dernier j’avais décidé de me faire en compagnies de quelques irreductibles un week-end jeu non stop sans passer par la case dortoire.

Le week-end jeu débutta pour moi dès samedi matin en compagnie de Bruno Cathala qui me fit découvrir sa nouvelle création : Drôles de zèbres. Il s’agit d’un jeu à deux tactique qui ne laisse aucune part au hasard sans être trop prise de tête. Le but : caser ses animaux sur les parcelles d’une réserve afin d’y être majoritaire (en nombre de pions) et d’empocher tous les points qui s’y trouvent (les points indiqués sur les pions). Chaque joueur a à sa disposition plusieurs types de pions : les zèbres à 6 points, les gazelles à 2 points, un éléphant à 5 points, des crocodiles à 0 points et un lion à 1 point. Le Lion fait peur aux gazelles qui l’entourent et qui retournent dans la main de leur propriétaire et aux zèbres qui se retournent face cachée. Les crocodiles peuvent échanger leur place avec une gazelle placée de l’autre côté d’une rivière. Le plateau est quadrillé et lors de son tour de jeu, on est obligé de placer son pion sur la ligne occupée par Impala Jones qui est bien sur déplacé par son adversaire.
Ce jeu m’a véritablement séduit :
– pas de hasard : on a les mêmes pions que son adversaires, ils sont tous visibles,
– le fait de déplacer Impala Jones pour décider ou jouera son adversaire est assez jubilatoire,
– certaines combos peuvent être intéressantes : j’ai bien aimé la combo Gazelle/Eléphant dans une zone de 3 cases,
– les renversements de majorité sont toujours possibles grâce aux actions combinées du lion et des crocodiles,
– le jeu du lion est à double tranchant : placé trop tôt, il fera l’affaire de votre adversaire qui pourra jouer ses zèbres où bon lui semble, placé trop tard il peut vous faire de graves dégats,
– le lion peut aussi être utilisé pour ramener ses gazelles en mains et avoir de precieux coups supplémentaires en fin de partie et ainsi récupérer quelques majorités.
Drôles de zèbres sera je pense voué à un beau succès et est mon préféré parmi la gamme de jeux à deux de Bruno Cathala.

Le plateau de Drôles de zèbres (sans le quadrillage)

Parmis les surprises que nous ont réservé les ludophiles ce week-end, il y a eu cette énorme partie de micro-mutants géante (la partie, par les mutants qui sont restés heureusement micro !) opposant en simultané plus d’une cinquantaine de joueurs. Des cartes objectifs étaient disséminées sur l’air de jeu (la grande salle de Rochetaillé !). Notre équipe Exoborgs a remporté pas mal d’objectifs mais s’est surtout gavé de points en pulvérisant litéralement l’armée de Arachnoïdes que nous avions comme voisin ! Paix à leur âme 😉
Cette victoire a permis, à tous les membres de l’équipe de pouvoir choisir pour toutes les parties du week-end, notre couleur de pion et d’être premier joueur ! Très sympathique comme partie !

Mon plus grand pied ludique du week-end fut deux parties d’affilé de Modern Art au milieu de la nuit : LE jeu d’enchère de Knizia, une vrai merveille !
Modern Art mélange plusieurs types d’enchères (en un tour, libres, à point fermé, prix fixe) et offre aux joueurs un grande maitrise sur le jeu : la difficulté que l’on rencontre souvent dans les jeux d’enchère est l’impression de ne pas savoir la valeur des choses que l’on achète. Dans Modern Art, il est toujours possible d’avoir une idée sur le retour sur investissement de votre achat avec toujours un risque de chutes des cours mais tout le piment du jeu est là. Si on vous propose une partie de Modern Art, n’hésitez pas, allez-y, vous ne le regretterez pas ! cela pourra arrivé d’autant plus souvent que Modern art, jusque là épuisé est réédité depuis peu chez Mayfair.

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